vendredi 11 novembre 2011

Salon, 10 novembre








Le soleil est revenu.






La pasteure-journaliste Emmanuelle Seyboldt nous véhicule avec son bus (que de bagages pour 6 personnes!) de la Belle de Mai à Salon, ville de Nostradamus. Nous y flânons avant de rencontrer la communauté au culte du soir (quelle bonne idée de commémorer le jour de l'armistice par un culte oecuménique en présence des autorités!). La pasteure Karin Burggraf prêche sur Caïn et Abel. Après la collation, nous parlons de migration, avec ce regard multiculturel que la CEVAA offre; l'échange pourrait durer toute la nuit, mais le lendemain tôt nous devons reprendre notre route...

La Miss Pop de la Belle de Mai

























le repas rassemble beaucoup de monde, le pasteur Beltrami est fier de la mosaïque créée par l'atelier; le culte a sa place dans la vie de la Fraternité












jeudi 10 novembre 2011

Marseille, 2e jour

Matth. 25, 40: Toutes les fois que vous avez fait cela à un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. C'est cela, la CIMADE, la Mision populaire de France que nous rencontrons aujourd'hui. Il y a beaucoup de ces petites soeurs, de ces petits frères à Marseille! L'Eglise est au front de l'action sociale.
A la CIMADE, Jean-Pierre Cavalié nous présente le combat au niveau national, en nous dispensant un cours socio-politique d'une grande cohérence évangélique. L'utopie de la fraternité (le message évangélique) devient sagesse - car et le socialisme et le capitalisme ont échoué. C'est le kairos, le moment où il faut changer la direction, ensemble (et non les uns derrière les autres): au lieu de délocaliser, il faut re-localiser. être avec - et non à la place - des gens en difficulté; et redonner l'espoir. D'entraide à des personnes uniquement, le combat se déplace dans l'espace politique et publique.
Nous vivons une partie de la journée, et le repas de midi, à la Mission populaire (Fraternité de la Belle de Mai) avec le pasteur Roberto Beltrami. Alphabétisation, cours d'informatique, atelier de mosaïques, vestiaire, repas, dans toutes ces actions l'Evangile est présent. Le pasteur Gilles Pivot nous apporte les salutations du Conseil régional.

Louons le Seigneur, en polynésien, créole mauricien,kirwanda







mercredi 9 novembre 2011

Marseille, 1er jour





















Grignan (g), Terre Nouvelle (dr)








Deux styles de paroisse, deux réalités du protestantisme français.




Grignan, temple historique du centre ville récemment rénové. Nous faisons connaissance du Parvis du protestantisme, lieu de rencontres, de réflexion, de dialogue avec le monde , une fenêtre ouverte sur la société civile et politique. Le protestantisme français, également très minoritaire à Marseille (3% de la population ), se fait entendre de façon remarquable.


L'espace Magnan de la paroisse du Sud-Est organise depuis des années, au niveau régional, une formation d'adultes ambitieuse, en dialoguant avec des Régis Debray, Stephane Hessel, Boris Cyrulnik et d'autres philosophes qui interpellent la société.




A Marseille Nord, le lieu de culte polyvalent de Terre Nouvelle ressemble plutôt à une grande grange. Nous avons une présentation et un débat autour du projet Mosaïc, fortement d'actualité dans ce Marseille pluriculturel où coexistent plus de 90 communautés protestantes. Exposé du pasteur Stauffacher (de l'Union des Eglises protestantes réformées de France). Mosaïc, c'est se rencontrer, dialoguer, se former (aider ces paroisses à entrer dans le cadre associatif des lois de 1901 et 1905, y compris la gestion financière), agir ensemble. Nous parlons d'identité protestante et culturelle (plus importante que les différences théologiques), de la base commune qu'est la Bible (quand pour d'autres c'est peut-être la guérison par l'Esprit...). Ecclesia semper reformanda? Le défi d'aujourd'hui est certainement l'daptation à la multiculturalité de notre société. Un groupe de gospel se joint à nous pour la soirée qui se termine par les chants que notre équipe multiculturelle apprend à l'assemblée.




Merci à Joêl Baumann qui coordonne notre séjour à Marseille, à MM. Keller et Roch à Grignan, Iris Reuter à Terre Nouvelle. Paul Schneider

mardi 8 novembre 2011

Toulon, le déluge d'eau


























Je ne vous décris pas la tempête, les rafales de pluie, la mer démontée. Quelques-uns ont bravé les intempéries pour une soirée très riche en échanges. Nous avions déjà vu le Foyer de la Jeunesse créé par l'Entraide Protestante et la maison de retraite Marquisanne, et avons pu constater que les oeuvres créées par des pasteurs visionnaires il y a plus d'un demi-siècle sont entre de bonnes mains. La paroisse vit!

Déroulement de la soirée, cadrée par des chants et la prière: Présentation de la CEVAA; notre double mandat (relater partout où nous allons, y compris chez nous, ce que nous avons vu; être pour six semaines le visage de la CEVAA dans les régions visitées); description de nos Eglises et échanges sur cette vie d'Eglise.

Merci à Hervé Gantz, son collègue Christophe Montoya, les hébergeants et toute l'équipe d'avoir remplacé le soleil par un si bel accueil!

Notre séjour à Toulon: du lundi soir au mercredi matin 9 novembre; ouf, la grève des cheminots est terminée. Paul Schneider

Vers PACCA, 7 novembre













Durant le (très long) voyage en TGV, nous rêvons. Soleil et baignades à Toulon?

C'est l'inversion de nos phantasmes: L'Alsace et le Pays de Montbéliard tant redoutés pour leur froid nous ont offert un arrière-automne doux et coloré. Ici tempête et pluie sont au rendez-vous. Qu'importe, la lumière et la chaleur nous rejoignent dans la grande salle de la famille Elles, où paroissiens d'ici et d'ailleurs fraternisent: Réformés de souche toulonnaise (pas facile, c'était un fief catholique d'où Louis XIV envoyait les Protestants aux galères), Vaudois du Piémont, Alsaciens exilés dans le Midi, Allemands, Américains, et cette dynamique frange paroissiale que forment les Polynésiennes - l'entente est cordiale avec notre équipe multiculturelle. Le repas préparé par les Tahitiennes délicieux, le vin de la vigne du maître de maison délie les langues pour un partage informel sur l'Eglise d'ici et de la CEVAA.

dimanche 6 novembre 2011

Montbéliard, les Halles, l'église Saint-Martin

















le Lion de Belfort








La semaine à Montbéliard














A plusieurs reprises, le groupe a été confronté à des clivages de sensibilité Sud-Nord. Mais nous nous sommes retrouvés, unis dans cette amitié que nous offre le Christ, cette capacité non seulement de respecter l'autre, mais de le comprendre. Cela aussi, c'est la CEVAA.


Merci, à Agnès Chavey et les membres de la CAMI (commission d’animation missionnaire), de nous avoir préparé ce séjour.

Nous avons rencontré l’Eglise évangélique luthérienne de haut en bas et de bas en haut.
Jadis majoritaire dans le Pays, elle représente moins qu'un dixième de la population qui a fortement augmenté à cause de l’immigration française et étrangère (places de travail dans l’industrie).
Nous avons été reçus dans tous les Consistoires (Saint Julien, Audincourt, Blamont, Héricourt). L'Inspecteur ecclésiastique Joël Dautheville nous a consacré une soirée. Nous avons été présenté au synode réuni pour préparer la fusion avec la région Est de l’ERF ; le laissant délibérer sur des articles de règlements, nous l’avons rejoint pour la discussion sur la jeunesse et la migration. Il nous a été donné d’échanger avec les Synodaux lors du repas pris en commun.
L’Eglise aujourd’hui, sur le terrain ? Les « Femmes d’ici et d’ailleurs », l’antenne locale de la CIMADE, le gîte d’accueil Séquoia à Clairegoutte (presbytère transformé en centre d’accueil, soutenu par l’Eglise du Wurtemberg), le culte synodal du dimanche 6 novembre à l’église Saint-Martin de Montbéliard.
L’Eglise d’hier, luthérienne parce que le comte de Wurtemberg l’était devenu par la prédication de Guillaume Farel et Pierre Toussain (présentation historique du pasteur Barbier), missionnaire (en particulier vers Tahiti), créant des œuvres reprises par des ONG (comme la Grande la Dame décrite plus bas), sans compter cette industrie initiée par des protestants (Peugeot, Japy…) ; ou encore le souvenir de ce conseiller presbytéral qu’était le défenseur de Belfort Denfer Rochereau. Cet esprit protestant est encore présent partout.
Pour bien connaître une région, il faut un peu de tourisme :
- visite des usines Peugeot pour voir les conditions de travail de 15000 personnes, et le musée Peugeot
- visite de la ville et citadelle de Belfort
- tour de ville de Montbéliard et musée Beurnier (ses salles réservées au protestantisme)
- le musée de la négritude à Champagney
- et la cerise sur le gâteau, un crochet par Saint-Ursanne en Suisse.
Paul Schneider